« T’as trop de chance ! »

Je suis heureuse de me connecter à toi alors même que je suis à plusieurs milliers de kilomètres de la France. Comme tu le sais peut-être déjà, je suis en Argentine et en Uruguay pour 6 semaines. Le projet de ce voyage est de présenter mon fils à sa famille côté argentin et d'aller sur les traces de mon copain, enfant et jeune adulte. Et pour le moment, ça décoiffe.

Je suis heureuse de me connecter à toi alors même que je suis à plusieurs milliers de kilomètres de la France. Comme tu le sais peut-être déjà, je suis en Argentine et en Uruguay pour 6 semaines. Le projet de ce voyage est de présenter mon fils à sa famille côté argentin et d’aller sur les traces de mon copain, enfant et jeune adulte. Et pour le moment, ça décoiffe.

Deux jours avant de prendre le vol pour Buenos Aires, j’ai passé une belle soirée de retrouvailles avec d’anciens collègues et amis, ceux de l’époque des tours de la Défense, des tailleurs, des missions qui font monter l’angoisse, et des nocturnes devant l’ordi. Ceux de « ma vie d’avant ». Cette soirée a été l’occasion de faire un rapide bilan des trois années passées depuis ma démission et mon entrée dans l’entrepreneuriat. La phrase que j’ai le plus entendu a été : « t’as trop de chance » lorsque je racontais que je prenais 6 semaines de « vacances » en plein automne.

J’ai accroché sur cette simple phrase, si facile à dire, et si lourde de sens en fait. Et c’est de cela que j’ai envie de te parler.

En fait, non, je n’ai pas trop de chance. C’est à dire que si aujourd’hui, je pars en voyage et je m’éloigne de mon activité pro durant 6 semaines, alors même que j’ai déjà été en « vacances » pendant deux mois cet été, c’est que je me le suis autorisé ; c’est que ces trois dernières années, j’ai dessiné ma vie pour que cela puisse arriver, sans que cela soit exceptionnel ; c’est que j’ai mis l’organisation en place pour que je puisse vivre la liberté dont j’ai besoin et vivre de façon flexible ; c’est que j’ai choisi le type de missions que je voulais réaliser et le type de clients avec lesquels j’avais envie de travailler ; c’est que j’ai fixé mes tarifs pour que cela soit possible ; c’est que je me suis entourée de prestataires en qui j’ai confiance pour que le travail soit réalisé comme discuté.

Mais ce n’est pas seulement cela. Si j’ai réussi courant septembre à appuyer sur le bouton pour payer les billets d’avion, c’est que j’ai été plus forte que mes peurs. C’est qu’en face des angoisses qui montaient en me projetant quitter la France, un mois à peine après la rentrée, dans cette énergie de lancement de projets et de concrétisation, j’ai posé ma carte « confiance en la vie », le planning de mes objectifs et mon calendrier d’activités. Et donc oui, je me suis autorisée à m’éloigner, à m’absenter et à réaliser ce voyage familial.

Là encore la seule et unique question est : à quoi ressemble la vie que j’ai envie de vivre ? Ensuite, il en est de notre responsabilité individuelle de créer cette vie, même si cela demande du temps, du travail, et de la patience parfois. 

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PS : vu que cette vie d’entrepreneure, je l’ai choisie pour moi, et aussi pour mon fils, voici une photo de nous deux dans les grands espaces argentins.

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