Je ne me suis jamais teint les cheveux en rouge …

J’ai croisé une jeune fille dans la rue, une ado. Elle avait les cheveux teints en bleu, non pas en bleu uni, mais en un dégradé épatant de bleus. En la voyant, j’ai pensé : waouh elle l’a fait, elle a osé !

Hier, j’ai croisé une jeune fille dans la rue, une ado. Elle avait les cheveux teints en bleu, non pas en bleu uni, mais en un dégradé épatant de bleus. En la voyant, j’ai pensé : waouh elle l’a fait, elle a osé ! J’ai été épatée.

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. En fait, cela m’arrive à chaque fois que je croise une ado qui a les cheveux teints ou une coupe de folie. Et à chaque fois, c’est la même pensée : waouh, elle l’a fait, elle a osé.

En fait, chacune de ces rencontres me connecte à qui j’étais, moi jeune fille ado, bien sous tout rapport, bonne élève, un poil rebelle parce que c’était quand même sympa d’aller se frotter aux limites, juste de quoi émoustiller l’adolescence et quand même vivre mes passages initiatiques vers le monde adulte.

Surtout, ces rencontres me connectent à l’envie folle que j’avais de me teindre les cheveux en rouge, un beau rouge qui claque, qui détonne, qui vibre et… au fait que je ne l’ai jamais fait. Je n’ai jamais osé le faire.

Certes, j’ai vaguement osé une teinture couleur bleu corbeau, qui se devinait à peine (je suis brune !). J’avais osé faire un petit pas, un pas sur la pointe des pieds. Avec cet acte incomplet, j’ai réduit le cri de vie que je portais en moi à un murmure vide de sens.

J’étais trop soucieuse du regard et de l’opinion des autres, des conséquences que j’aurais à assumer si je sortais de l’ordre établi, si je créais la surprise par rapport à ce qu’on connaissait déjà de moi, pour poser des actes alignés à ma vérité. Et puis, je ne me sentais pas légitime. Comment pouvais-je avoir les cheveux rouges tout en ayant un style vestimentaire normal, des bonnes notes et une vie de famille « normale » ? sans être punk ou grunge ? sans avoir eu les cheveux teints en vert par le passé ?

J’attendais une autorisation extérieure car j’étais incapable de m’autoriser moi-même à suivre mon envie, mon élan de vie.

Si tu es entrepreneure ou que tu aspires à te lancer, ce sentiment d’illégitimité, laisse-moi deviner : tu le connais bien !

Et de mon expérience, il est susceptible de t’accompagner à chacune des étapes de ton aventure entrepreneuriale, avec pour effet, si tu manques de vigilance, de t’éloigner de tes envies, de tes élans de vie, de tes messages, de ta vérité. En tout cas, cela a été mon cas quand je me suis lancée, et cela m’arrive encore !

Ce que j’ai appris sur mon chemin, c’est que l’autorisation extérieure ne vient jamais. Et quand bien même elle viendrait, en vrai, elle ne sert à rien, car la seule autorisation qui est réellement importante à nos yeux, est celle que nous nous donnons à nous-mêmes.

Pourquoi je te parle de tout cela maintenant ?
Parce que le printemps est la saison idéale pour aller titiller ton sentiment d’illégitimité : le printemps nous invite à écouter notre élan de vie, nos envies, à tester de nouvelles choses, à ouvrir le champ des possibles, à semer des graines pour faire fleurir nos idées : que l’on parle de partenariat, d’offre de services ou de produits, d’activité, de modèle économique, de tout ce qui fait la richesse de l’entrepreneuriat !

Alors, tu as le prétexte tout trouver (si tu en avais besoin) pour t’autoriser à te faire plaisir : c’est le printemps ! tout simplement !

Autorise-toi à créer ce qui t’appelle, ce qui frétille en toi 😊 Vas-y, ça va être génial ! Et si ta petite voix intérieure te souffle : « ah ben non quand même, pas ça ! Tu l’as jamais fait / ça te ressemble pas ! » tu pourras lui répondre : je m’en fiche, c’est le printemps ! j’en ai l’envie, je m’autorise, j’ose et j’adore ça !

Et si tu doutes : rappelle-toi que les bourgeons ne demandent à personne l’autorisation de pousser. Ils sont portés par cette énergie de vie. Et cela suffit !

Et si tu as peur parce que cela implique « une première fois » à vivre, je t’invite à (ré)écouter l’épisode du podcast Vie(s) de FEES « Les toutes toutes premières fois« .

Alors quelle sera la prochaine envie que tu t’autoriseras à concrétiser ?

>> Partage-la avec moi en commentaire de cet article, j’ai envie de partager ton enthousiasme ! <<

Articles associés

Leave a comment