Comment faire le tri dans ses idées ?

Pour les idées, comme pour les vêtements ou les livres qui finissent par encombrer nos espaces de vie, il s’agit de faire le tri de façon régulière. Cela afin de te permettre de porter ton attention sur les idées qui te mettent en joie et qui « valent le coup » de t’y intéresser et d’y mettre du temps et de l’énergie, bref de les faire fleurir !

Les espaces, qu’ils soient physiques (comme ton armoire, ton bureau, ta maison) ou non (comme ton espace mental) sont limités. S’ils sont pleins de quelque chose, ils ne pourront pas accueillir d’autres choses. Reste à savoir de quoi tu as envie de les remplir.

Pour les idées, comme pour les vêtements ou les livres qui finissent par encombrer nos espaces de vie, il s’agit de faire le tri de façon régulière et de faire de la place. Cela afin de te permettre de porter ton attention sur les idées qui te mettent en joie et qui « valent le coup » de t’y intéresser et d’y mettre du temps et de l’énergie, bref de les faire fleurir !

faire le tri dans ses idéesC’est important car :

– Notre mental ne peut pas rester encombré de toutes les idées qui nous passe par la tête. Cette situation finit par le saturer. On se retrouve alors sous pression voire en situation de surmenage. Tu vois l’image du verre d’eau : une fois qu’il est plein, ça déborde !
– Il y a un piège quand on est entrepreneur(e) à rester toujours dans le monde des idées. Même si c’est très tentant, c’est aussi un bon prétexte pour ne jamais passer à l’action. Les idées ne sont pas seulement faites pour nous faire rêver. Elles sont aussi faites pour être testées, ajustées, développées, écartées ou … abandonnées.
– Cela va te permettre de concentrer ton temps et ton énergie sur l’essentiel et de ne pas te disperser.
– Et enfin, tu vas pouvoir arriver à des résultats concrets et voir ton projet de cœur avancer. Il n’y a rien de plus motivant ! Tu vas pouvoir te sentir satisfaite de ton travail. Et ça, c’est cool !

Je partage avec toi les pistes que j’ai mises en place pour gérer au mieux mon afflux d’idées, rêver d’en réaliser plusieurs et … en concrétiser quelques-unes !

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1. Adopter un carnet d’idées (un carnet papier ou un outil web comme Evernote) : j’y note toutes les idées qui me passent par la tête.

2. Avoir une feuille blanche à côté de l’ordinateur pendant mes temps de travail : dès que j’ai une idée qui me vient, j’ai adopté le réflexe de la noter sur cette feuille. Cela me prend quelques secondes et m’empêche de me disperser en changeant de document sur l’ordinateur. En fin de journée, je recopie et classe dans mon carnet à idées ce qui relève des idées et non des « tâches à faire » qui elles sont placées à la place qui leur correspond dans mon calendrier de travail.

3. Faire le point régulièrement sur mes idées : c’est toujours drôle pour moi de réaliser que, souvent, les idées qui me paraissaient sur le coup totalement géniales et qui m’ont fait perdre le sommeil tellement j’étais excitée deviennent obsolètes après un temps de recul.

4. Choisir les idées que je décide de développer : décider, c’est leur donner la chance de se concrétiser, de voir le jour. Je fais cela à chaque trimestre et je me donne le temps de tester leur concrétisation sur 2-3 mois.

Pour les choisir, je me pose les questions suivantes :

– De toute ma liste d’idées, quelles sont les deux-trois idées qui m’enthousiasment ? Qui m’apporte de l’excitation et de la joie ? Qui pique ma curiosité ?
– Au regard du contexte actuel dans lequel mon projet évolue (mes priorités du moment, l’écosystème d’acteurs, les opportunités qui se présentent à moi, mon énergie du moment, mon temps disponible, le niveau de développement de mon projet …), quelle idée semble la plus pertinente à développer ? Bref, si mon idée était une graine, est-ce que le terreau en place est favorable pour soutenir sa croissance ? Ou inversement, par rapport au terreau en place, quelle idée je retiens ?
– Pour cette idée qui ressort du lot, est-ce que je suis prête à lui dédier du temps ? Si oui, combien de temps par semaine ?

5. Choisir les idées que je décide d’explorer de façon « passive ».

Aux côtés de cette idée que je m’attache à concrétiser, à incarner dans la matière (et qui du coup, mobilise davantage une énergie yang), j’aime bien retenir une idée majeure que j’explore de façon passive, à l’écoute de mon intuition et de ce que la vie m’apporte. C’est une énergie davantage ying qui est alors mobilisée. En temps voulu, elles passeront (ou pas) dans la phase de développement.

6. Faire de la place aux idées retenues

Une fois les idées retenues, je leur fais de la place, concrètement. Que je cale 3 heures par semaine au déploiement de mon idée, ½ journée, 1h par jour… à moi de décider et de m’y tenir ! Ce temps-là doit apparaître clairement dans mon agenda.

Ma grande idée (ma nouvelle « montagne à gravir » !) se transforme en une succession de petits pas à réaliser. A noter que j’adopte une approche « test & learn » et je renonce à la quête de la perfection. Je vais donc observer ce qui se passe lorsque je mets l’idée en application, et notamment mes ressentis et mes émotions, et je vais ajuster si nécessaire, avant de passer en mode récurrent…. Si je n’ai pas abandonné cette idée avant !

Pour récapituler, je te présente le cycle de vie d’une idée (selon moi / tu peux reconnaître une sacré déformation professionnelle de mes années de consultante) :

Et je terminerai en disant que c’est OK d’abandonner, de mettre de côté des idées. Soit elles réapparaîtront sur ton chemin à un moment plus juste, quand le terreau en place sera plus favorable pour leur développement. Soient elles n’auront pas leur moment. Et c’est OK !

Le printemps est la meilleure saison pour faire fleurir tes idées, alors choisis bien tes graines et prends soin de leur terreau !

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