Comment aligner son activité à ses valeurs écologiques ? (1/3)

Dans ma quête de réconcilier au maximum ma vision du monde et mon activité professionnelle, j’ai choisi il y a trois ans de créer mon propre business. Je partage avec toi ce que je mets déjà en place pour que mon business soit le plus en accord possible avec mes valeurs écologiques, et les pistes que j’envisage pour aller encore plus loin.

Dès le début de ma carrière, j’ai choisi des jobs à « haute responsabilité environnementale ». J’avais orienté mes études dans ce sens-là (Master en Economie de l’environnement après une Ecole de Commerce) et c’est tout naturellement que j’ai orienté ma recherche de stages et de jobs dans la même lignée.

Assez rapidement, j’ai compris que ce n’était pas parce qu’un poste était sur le papier « vert-ueux » que mon environnement professionnel me permettait d’exercer mon activité et donc de vivre mon quotidien professionnel en accord avec mes valeurs écologiques et humaines.

Dans ma quête de réconcilier au maximum ma vision du monde et mon activité professionnelle, j’ai choisi il y a trois ans de créer mon propre business. Je partage avec toi ce que je mets déjà en place pour que mon business soit le plus en accord possible avec mes valeurs écologiques, et les pistes que j’envisage pour aller encore plus loin.

Voici la première partie d’une série de trois articles. Pour commencer, je partage avec toi ce que j’ai mis en place sur le volet « zéro-déchet » et « zéro-toxique »

1. Le zéro-déchet au bureau

Je travaille souvent de chez moi, ce qui facilite les bonnes pratiques zéro-déchet, vu que je suis aussi dans cette dynamique-là à la maison.

Boisson & alimentation

Je fonctionne avec une carafe d’eau, un verre, un mug (exit les bouteilles en plastique, les capsules de café !). Pour mes en cas du matin et mes goûters, je consomme des fruits secs (amandes, figues séchées, noisettes, … ) que j’achète en vrac à la biocoop de mon quartier ou à Supercoop, le supermarché coopératif de Bordeaux. Je consomme aussi des fruits frais de saison et je me fournis auprès de ma maraîchère du marché des capucins à Bordeaux. Si elle n’est pas labellisée AB, elle travaille néanmoins sans intrants chimiques. Son secret de production : le purin d’ortie !

Le seul hic niveau en cas, c’est le chocolat : j’adore le chocolat de la Biocoop à 70%, emballé dans de l’aluminium et du carton ☹.

Matériel

– Papier : je choisis du papier 100% recyclé et/ou labellisé FSC (Forest Stewardship Council) et cela concerne les carnets que j’utilise ou que j’offre à mes clientes, les feuilles d’impression jusqu’au… papier toilette !

– Je privilégie la récup’ ou dit autrement « la deuxième vie » pour les exercices créatifs que j’anime : je cède mes magazines préférés comme Happinez, FemininBio, Simplethings ou Psychologie magazine (après les avoir lus of course).

mes magazines préférés

– Pour les stylos : j’utilise de plus en plus le crayon à papier pour mes notes personnelles. Et pour les stylos en fin de vie, je les envoie dans les bornes de collecte, par exemple dans celles qui sont disposées à Supercoop.

– Matériel informatique & téléphonie : bon, là, ma pratique est d’utiliser mon matériel le plus longtemps possible. Et de penser entretien et réparation, plutôt que renouvellement. Je n’ai pas encore testé personnellement : Fairphone – le smartphone modulaire, conçu pour durer ; backmarket – le supermarché du reconditionnement. Et toi ?

 

Comment aller plus loin ?

J’ai un axe d’amélioration évident : cela concerne les ateliers en collectif que j’anime. J’utilise très souvent des post-its, et potentiellement en quantité, pour faciliter la créativité et l’intelligence collective des femmes entrepreneures que j’accompagne. Je n’ai pas encore trouvé d’alternatives satisfaisantes au post-it. Je cherche encore.
Tu as peut-être des idées pour moi ?

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2. Le zéro-toxique au bureau

Je suis toujours vigilante à choisir du matériel pour qu’il soit le plus écoresponsable possible. Au moment d’acheter le matériel dont j’ai besoin, je me questionne à la fois en termes d’impact sur les ressources naturelles au moment de sa réalisation, et aussi en termes de résidus que son utilisation pourrait laisser.

– Papier : en plus de me fournir en papier recyclé et/ou issu des filières FSC, je privilégie le papier non blanchi.

– Marqueurs : Ma dernière trouvaille qui a changé ma vie, ce sont les crayons bois stabilo qui remplacent les marqueurs pour tableaux velleda . Youpi ! Exit les marqueurs en plastique et toxiques !

– Meubles : sais-tu que les meubles, en particulier les meubles en bois aggloméré dégagent des composés organiques ¬volatils (COV) polluants à plus ou moins haute dose du fait des colles et des vernis qui sont utilisés ? Pour cela, j’ai choisi des meubles en bois brut issus de la récup’. Les vide-maisons, Emmaüs, Le bon coin, l’application GEEV, des recycleries comme l’Atelier Décosolidaire ou l’association Etu’Recup à Bordeaux.. regorgent de bonnes affaires.

Mon plus pour dépolluer l’air intérieur : des plantes vertes dans mon bureau ! Ce sont des coworkeuses certes pas très bavardes, mais très agréables à côtoyer.

Plante verte

Je te retrouve dans un prochain article pour te parler du bon usage d’internet, d’énergie renouvelable, d’alimentation saine et vivante et des acteurs dont tu peux t’entourer (prestataires, fournisseurs, clients, partenaires) pour aligner toujours plus ton activité pro à tes valeurs écologiques.

>> D’ici là, partage avec moi tes bonnes astuces en commentaires !

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