10 ans pour vraiment changer de vie

Ce voyage en Argentine se révèle encore plus important que je ne pensais : il m'invite à créer un pont entre le passé et le présent. Je prends le temps moi aussi de regarder en arrière. Et en me voyant en ce mois d’automne 2018 sur les routes de l’Argentine, à observer mon fils monter à cheval dans la Pampa (pas tout seul bien sûr !) ou jouer dans les squares de Buenos Aires, je peux te dire qu’il m’aura fallu 10 ans pour changer de vie, pour vraiment changer de vie.

Octobre 2018 : je suis en Argentine, en voyage de six semaines, en famille.

Ce voyage se révèle encore plus important que je ne pensais : il m’invite à créer un pont entre le passé et le présent. Je prends le temps de regarder en arrière. Et en me voyant en ce mois d’automne 2018 sur les routes de l’Argentine, à observer mon fils monter à cheval dans la Pampa (pas tout seul bien sûr !) ou jouer dans les squares de Buenos Aires, je peux te dire qu’il m’aura fallu 10 ans pour changer de vie, pour vraiment changer de vie.

Flashback : Octobre 2008 : je suis une jeune cadre dynamique, consultante dans un grand cabinet de conseil après une Ecole de Commerce et un Master en Economie de l’environnement. Je suis complètement dans le schéma Métro (2h par jour) / Boulot (45-50h par semaine !) / Dodo (~6h par nuit dans un appart de 20m2)/ tailleurs-talons-ordi portable. Mon bureau est au 32ème étage d’une Tour de la Défense à Paris, la Tour Cœur Défense. Je suis une « ressource humaine ».

L’année 2008 a été une année très difficile, une année de rupture. Sur trois mois, j’ai vécu successivement le décès de mon papa, une interruption d’une grossesse prématurée, et une rupture amoureuse, … la fin d’un cycle. Inutile de te dire que ça fait beaucoup dans la vie d’une jeune femme ! Et en outre, le sentiment d’être en perte de sens total au travail, de ne pas œuvrer pour les causes qui me tiennent à cœur. J’ai 27 ans, mon système de croyances et de valeurs a pris un sacré coup de massue (pour ne pas dire, s’est totalement effondré), je suis paumée, j’ai besoin d’air, besoin de faire le point, … je pose ma demande de congé sabbatique. En fin d’année 2008, j’atterris en … Argentine ! Mon voyage solo de 3 mois démarre. J’enchaîne les randos, les sommets à atteindre, les pas … je suis en mode trekkeuse sur ces terres légendaires (Patagonie, Terres de Feu, Aconcagua à Mendoza). Les grands espaces et l’intensité des éléments naturels me redonnent (de la) vie.

C’était il y a 10 ans ! 10 ans, c’est long, c’est riche. Est-ce que ma transformation aurait pu se faire plus rapidement ? Est-ce que tout fait sens sur un chemin de transition ? Est-ce que ce fut le temps juste pour que ma tête accepte de mettre en pratique ce qui était inscrit dans mes cellules depuis toujours ? Au final, peu importe.

Et le résultat, quel est-il ? La photo parle d’elle-même : de la lumière, de l’espace, de la liberté, et de la joie de vivre.
Aujourd’hui, je suis entrepreneure, maman, actuellement en voyage de 6 semaines en Argentine et en Uruguay. Je suis actrice de la transition. Je contribue et je soutiens des porteurs de projet et des projets qui font sens et société. J’ai identifié mes peurs, mes blocages, mes fausses croyances. J’ai pris conscience de mes talents et de mes compétences. J’ai travaillé sur ma relation à l’argent, ma relation au temps, et ma relation … à mes relations. [Bien sûr, y’a encore du travail qui m’attend .. et tant mieux 😉 ! ] J’ai mis dans ma vie de l’espace, de l’ouverture, du mouvement, de l’inattendu, du jeu, et de la surprise. Je me suis entourée des bonnes personnes. J’ai redonné à ma vie sa valeur (saveur). J’ai créé la vie qui me fait du bien. J’ai confiance. Bref, j’ai repris l’entière responsabilité de ma vie et j’ai changé de vie pour de bon et pour du bon !

Mon dernier boss de nationalité indienne (coucou Shailendra) me disait : peu importe le résultat, l’important c’est le chemin réalisé. Là, j’ai envie de célébrer avec toi tant le chemin que le résultat !

Ce que j’aimerai partager avec toi avant tout, c’est une note d’espoir. C’est que finalement, on a peu de maîtrise sur la global picture finale ou sur la durée du chemin. Certes, on peut rêver, on peut projeter (et c’est nécessaire et essentiel pour orienter son énergie et ses actions), mais on ne pourra jamais maîtriser les multiples facteurs qui vont jouer et impacter nos chemins de vie. Je pensais que ma transformation aurait été plus rapide. Elle a duré 10 ans. A mon sens, ce sur quoi nous avons la capacité d’agir, ce sont nos pas, petits et grands pas, nos multiples décisions, jour après jour. Et notre responsabilité est de faire en sorte que chacun des pas que nous posons soit le plus juste possible pour nous, ceux qui nous entourent et le vivant qui nous nourrit (d’air, d’eau, d’aliments, de chaleur, de beauté, d’harmonie). Il me semble que de cette façon nous nous rapprocherons de la vie qui nous fait du bien et que nous arriverons à faire éclore ensemble le nouveau monde. 
Et donc la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que quelque soit ta situation actuelle, qu’elle ne te convienne pas, qu’elle ne te satisfasse qu’à moitié, que tu la kiffes oui mais .., tu peux décider maintenant d’aller vers du mieux et de choisir en fonction quel sera ton prochain pas. Par ce premier pas, tu commenceras à transformer ta vie, et un jour, tu te retourneras et tu te diras : Waouh, j’ai réussi, je l’ai fait ! 

Prends soin de toi, de tes projets de cœur et du vivant qui nous entoure,

A bientôt !

Blandine

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